14 Nov, 2018
jeudi, 04 décembre 2014 14:03

Haïti/Relocalisation des déplacés du camp KID : Des occupants se disent insatisfaits Spécial

Le camp Kid, à Christ-Roi, le 3 décembre 2014 Le camp Kid, à Christ-Roi, le 3 décembre 2014 Photo: GARR

Le processus de relocalisation des 450 familles déplacées du camp KID à Christ-Roi entamé le 21 août 2014 par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) de concert avec la mairie de Port-au-Prince, est à sa phase finale. Cependant, des familles estimées à plus de 60 dont les dossiers n’ont pas été retenus, se montrent insatisfaites et réclament une reconsidération de leur situation.

 

Dans le cadre de ce programme, chaque famille a reçu 20,000.00 gourdes pour payer la location d’un espace d’habitation, a appris le GARR.

Au moment de démolir leurs tentes, le 3 décembre 2014, des déplacés ont critiqué les agents de la mairie de Port-au-Prince qui ne leur laissent pas assez de temps pour pouvoir se préparer à quitter l’espace.

« Que nous ayons trouvé un autre endroit ou non, les agents de la mairie nous ont intimé l’ordre de démolir nos abris dans un délai ne dépassant pas 3 jours. », s’est plainte une déplacée.

Mme Odile qui résidait au camp KID depuis le 13 janvier 2010, en a profité pour remercier le GARR qui, selon elle, avait donné un accompagnement digne de droits humains aux familles déplacées de Christ-Roi depuis le lendemain du tremblement de terre.

« Les déplacés de Christ-Roi, notamment ceux du camp KID, doivent beaucoup au GARR. N’était-ce l’accompagnement de cet organisme de droits humains, la faim nous aurait tués.», a-t-elle déclaré.

De son côté, Johanne qui faisait office de porte-parole des familles déplacées n’ayant pas encore reçu leurs frais de relocalisation, a critiqué le comportement des autorités qui, a-t-elle indiqué, décident de mettre à l’index une catégorie de familles sous prétexte qu’elles ne disposent pas de documents d’identité.

« Les familles victimes du séisme ne sont pas responsables de n’avoir pas de documents. Il revient à l’Etat haïtien de mettre en place de vrais programmes qui permettront aux victimes du séisme de recouvrer leurs documents perdus au moment de la catastrophe.», a-t-elle souligné.

Pour sa part, Marie Hélène, une autre déplacée, a déploré l’empressement des autorités à relocaliser les occupants-es du site sans leur donner du temps pour chercher une maison où ils pourront vivre en toute dignité.

Elle a par ailleurs exhorté les autorités haïtiennes à octroyer un meilleur traitement aux familles déplacées victimes du séisme du 12 janvier.

Soulignons que le rapport publié par l’OIM en septembre 2014 a fait état de plus de 85,000.00 familles déplacées qui résident encore dans 123 camps d’hébergement d’Haïti.    

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Dernière modification le jeudi, 04 décembre 2014 14:29

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