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18 Dec, 2017
mercredi, 08 juillet 2015 00:39

Haïti : Des Rapatrié(e)s redoutent un avenir incertain dans leur propre pays Spécial

Des rapatrié (e)s au village de Fonds Bayard Des rapatrié (e)s au village de Fonds Bayard Photo: Josué Michel

S’il est facile pour plusieurs migrant(e)s haïtiens rapatriés, une fois accueillis à  l’un des bureaux du GARR de regagner leur zone d’origine, d’autres sont indécis. Contraint(e)s de rester parce qu’ils/elles n’ont nulle part où  aller. C’est le cas d’une haïtienne rapatriée avec ses deux enfants sur la frontière de Belladère/Elias Piña. Accueillie au bureau du GARR à Belladère, le 3 juillet 2015 aux environs de 7h du soir, elle explique son parcours…

Nancy, 29 ans,  a été rapatriée par des agents de CESFRONT suite à une bagarre opposant deux migrants haïtiens dans la province de San Juan de la Maguana. Ces agents dominicains étaient intervenus pour calmer les antagonistes. Des voisins dominicains ont pointé du doigt des migrant(e)s haïtiens qui habitent le quartier en disant que ce sont eux qui sèment le trouble dans la zone. Les agents ont bousculé plusieurs migrant(e)s y compris Nancy dans un bus et les ont emmenés jusqu'à la frontière.

La ressortissante haïtienne vit en République Dominicaine depuis l’âge de 13 ans. Aujourd’hui mère de quatre enfants, elle a vécu 16 ans à San Juan de la Maguana,  une province dominicaine située à l’ouest d’Elias Piña. Elle était arrivée dans cette localité par le biais d’une dame qui l’avait gardée depuis la mort de sa maman, originaire de Thiotte. D’ailleurs, elle est née dans cette commune où elle a été séparée très tôt de son père à l’âge de 3 ans pour aller vivre à Fond-Parisien avec la femme qu’elle considérait depuis lors comme sa seule famille.

Même si elle est reconnaissante envers cette étrangère, elle garde quand même de vieux souvenirs qui lui font frémir juste en pensant à cette femme.

La vie n’a jamais été généreuse envers Nancy. Elle a dû travailler dur dès son jeune âge pour prendre soin de ses enfants en étant toujours mère célibataire. Elle faisait tout type de boulots, les uns plus difficiles que les autres. De femme de maison à cuisinière dans une petite école dominicaine, elle gagnait mensuellement environ 7 mille pesos. Un salaire non suffisant, mais qui l’aide quand même à payer son loyer et prendre soin de ses enfants.

Dupée par une amie, Nancy a perdu contact avec ses deux premiers enfants, des jumeaux qui sont âgés maintenant de 11 ans. Cette amie lui faisait comprendre qu’elle emmènerait les enfants aux Cayes, Sud d’Haïti, à une famille riche qui voulait les adopter. Aucune nouvelle depuis lors de cette amie ni de ses deux enfants. Elle continue à penser à ses jumeaux mais se dit très préoccupée à se battre pour prendre soin de ses deux derniers enfants âgés respectivement d’un et de trois ans qui sont nés en République Dominicaine.

Aujourd’hui rapatriée, elle se sent complètement étrangère dans un pays où elle ne connait absolument personne. Elle ne maitrise pas non plus la langue. Elle ne se rappelle plus rien de Fonds-Parisien où elle a vécu une partie de son enfance, encore moins de Thiotte, sa commune natale.

Où se trouvent actuellement les proches de Nancy ? Elle n’a aucune idée. Elle ne peut rien dire de son papa de qui elle est séparée depuis environ 26 ans. Pour répondre à un animateur du GARR sur son désir de retourner en République Dominicaine, elle répond catégoriquement non. D’un air désespéré, elle raconte avoir appris le pillage de sa maison, une fois rapatriée.

La situation de Nancy n’est pas différente de celle de  bon nombre de rapatrié(e)s.  Laissant Haïti depuis plusieurs années, ils/elles n’ont gardé presque plus de contact avec leurs proches restés dans le pays. Le GARR qui travaille depuis vingt-quatre années dans l’accueil et la prise en charge des rapatriés a enregistré plusieurs cas similaires.

A Fond-Parisien, au village de Fonds Bayard construit en 2003 par le GARR pour des familles rapatriées de la République Dominicaine d’alors. Environ 60 familles chassées du territoire dominicain y sont installées entre les 17 et 30 juin 2015.  Venant des localités dominicaines de Limón et de Neiba, la plupart d’entre elles ont vécu 8 à 15 années en République voisine.

La situation de ces rapatriés est vraiment complexe, explique Fred Sylvain, un animateur du GARR, basé à Fonds Parisien. « Ils/elles ont peur de retourner en République Dominicaine. Pourtant, certains ont du mal à retrouver leurs proches dans leurs zones d’origine. La raison est simple, ils/elles ont passé des années à travailler dans le pays voisin. Aujourd’hui ils/elles sont revenus avec les poches vides, accompagnés d’enfants à nourrir. », affirme t-il.

Quel est le bilan de tant d’années vécues par ces rapatrié(e)s en République Dominicaine? Leur force de travail a été simplement exploitée sans rien gagner en retour.

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Dernière modification le mercredi, 08 juillet 2015 02:11

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